Les éléphants de forêt sont les cousins plus petits et plus rares des éléphants de savane d’Afrique. Le Gabon abrite les deux tiers de la population mondiale d’éléphants de forêt.
Le Gabon est un acteur majeur mondial en matière de conservation abritant l’un des écosystèmes sauvages les plus vastes et les plus diversifiés au monde - et montre à quoi peut ressembler une protection de la nature à grande échelle.
Situé le long de la côte atlantique de l’Afrique centrale, le Gabon est l’un des pays les plus boisés au monde, avec près de 90 % de son territoire recouvert de forêts. Il abrite environ les deux tiers des éléphants de forêt encore présents en Afrique, ainsi que des gorilles, des hippopotames, des chimpanzés et des pangolins. Les eaux gabonaises sont tout aussi précieuses, abritant des dauphins à bosse menacés, des zones de reproduction et de mise bas des baleines, et plus de 60 espèces de requins et de raies, dont beaucoup sont en danger critique d’extinction. Jusqu'à 30 % des tortues luths du monde entier viennent pondre leurs œufs sur les plages immaculées du Gabon.
Le pays a adopté une approche proactive pour protéger son patrimoine naturel, créant neuf parcs marins et onze réserves aquatiques en 2017 - protégeant ainsi près de 30 % de ses eaux - bien avant que d’autres pays n’adoptent des mesures similaires. Par ailleurs, 21 % le Gabon a mis en place des mesures de protection pour 21% de son territoire, dont treize parcs nationaux.
WildAid travaille en partenariat avec les ministères, les autorités locales et les communautés afin de renforcer cette dynamique et de préserver l’extraordinaire biodiversité du Gabon pour les générations futures.
Protéger les forêts et la faune sauvage
Malgré les efforts déployés, l’exploitation forestière illégale reste un problème majeur dans les forêts gabonaises, tandis que la chasse et le trafic illégal d’espèces sauvages menacent certaines des espèces les plus emblématiques et les plus vulnérables du monde. Avec le soutien de l’Ambassade des États-Unis à Libreville, WildAid a lancé une nouvelle campagne visant à promouvoir la conservation des forêts et à souligner les coûts économiques, environnementaux et sociaux de l’exploitation forestière illégale. En collaborant avec des influenceurs gabonais et en mettant à l’honneur des acteurs gabonais de la conservation, nous cherchons à renforcer la fierté nationale et l’attachement du public à la richesse naturelle exceptionnelle du pays.
Nous travaillons également directement avec les communautés rurales vivant à proximité des forêts afin de soutenir une utilisation légale et durable des ressources. Dans les zones forestières, nous collaborons avec Conservation Justice et Brainforest pour sensibiliser à la gestion forestière légale et aux droits des communautés, notamment dans le contexte de la révision du Code forestier du Gabon et de l’extension des zones protégées communautaires. Ces efforts s’appuient sur des succès concrets, notamment des communautés qui ont réussi à faire reculer des concessions forestières illégales. Nous travaillons aussi avec Conservation Justice pour former des agents de l’État à la manière d’enquêter et de poursuivre les crimes environnementaux, en particulier l’exploitation forestière illégale.
Ces initiatives s’inscrivent dans la continuité de précédentes campagnes de communication visant à renforcer la sensibilisation et la fierté environnementale tout en soutenant les efforts de conservation du gouvernement. Notre campagne sur la viande de brousse visait à réduire la demande en sensibilisant les consommateurs urbains à ses impacts environnementaux et sanitaires, et en expliquant les nouvelles lois interdisant l’exploitation des pangolins et des chauves-souris.
Ces initiatives s’inscrivent dans la continuité de précédentes campagnes de communication visant à renforcer la sensibilisation et la fierté environnementale tout en soutenant les efforts de conservation du gouvernement. Notre campagne sur la viande de brousse visait à réduire la demande en sensibilisant les consommateurs urbains à ses impacts environnementaux et sanitaires, et en expliquant les nouvelles lois interdisant l’exploitation des pangolins et des chauves-souris.
Notre campagne “Merveilles du Gabon” a mis en lumière l’extraordinaire biodiversité et la beauté naturelle du pays, encourageant l’écotourisme et renforçant la fierté nationale dans la protection de ce qui rend le Gabon unique.
Lutter contre la pêche illégale
Les riches eaux côtières du Gabon sont particulièrement vulnérables à la pêche illégale, non déclarée et non réglementée. La pêche illégale coûte au Gabon environ 610 millions de dollars par an, soit près de 3 % du produit intérieur brut du pays, épuisant les ressources publiques et menaçant la sécurité alimentaire, les écosystèmes marins et les moyens de subsistance des populations.
Le programme marin de WildAid au Gabon renforce les capacités des communautés locales et des autorités à protéger les eaux côtières et les pêcheries contre la pêche illégale. Nous soutenons une approche globale de la protection marine qui combine surveillance et contrôle, formation, mentorat, engagement communautaire et accompagnement sur le long terme.
Une tortue luth pond sur une plage du Gabon.
En l’espace d’une seule année, ces contrôles renforcés ont permis de mener plus de 430 inspections en mer et d’identifier 77 infractions à la réglementation de la pêche, ce qui prouve clairement qu’une surveillance et un contrôle améliorés peuvent dissuader de manière significative les activités illégales lorsqu’ils sont correctement financés et soutenus.
Parallèlement à la mise en application de la loi, WildAid travaille directement avec les communautés de pêcheurs artisanaux. En 2025, WildAid et le Ministère de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue du Gabon ont organisé une série de six ateliers communautaires à Coco Beach, Libreville, Kango, Port-Gentil, Olendé et Omboué. Ces ateliers ont permis de clarifier les réglementations en matière de pêche, les exigences légales relatives aux engins de pêche et les mesures de protection des espèces menacées telles que les tortues marines, les lamantins et les mérous géants, qui doivent être relâchés s’ils sont capturés accidentellement.
Ensemble, ces efforts contribuent à dissuader les activités illégales, à protéger les espèces menacées et à garantir que les communautés côtières du Gabon puissent continuer à compter sur l’océan pour leur alimentation, leurs moyens de subsistance et leur résilience économique.
Promouvoir la responsabilité et soutenir les journalistes
Pour l’avenir, nous travaillons avec le gouvernement à la mise en place d’une ligne téléphonique nationale et anonyme de signalement des crimes environnementaux, qui permettra aux citoyens de signaler plus facilement et en toute sécurité les activités illégales, transformant ainsi les préoccupations du public en actions concrètes et renforçant la gestion communautaire des forêts gabonaises.
Une presse libre et informée est essentielle à la transparence et à la responsabilité. WildAid renforce les capacités des journalistes gabonais à travers des formations au journalisme d’investigation et au lancement des premiers prix nationaux du journalisme environnemental. En valorisant les reportages de qualité sur les crimes environnementaux ainsi que des récits consacrés aux forêts, à la faune et aux écosystèmes marins du pays, nous contribuons à inscrire ces enjeux au cœur du débat public et à renforcer la transparence.
Le Gabon montre ce qui est possible
Le Gabon est l’un des rares endroits où la nature prospère encore à grande échelle, mais son avenir n’est pas garanti. Préserver les forêts et les eaux du Gabon est essentiel non seulement pour des espèces telles que les éléphants de forêt et les tortues luths, mais aussi pour les communautés locales, la biodiversité mondiale et la santé de notre planète.
Le travail de WildAid au Gabon montre que la conservation est efficace lorsqu’elle se concentre autant sur les populations que sur la faune sauvage, en renforçant l’application des lois, en soutenant les communautés et en modifiant les comportements qui nuisent à l’environnement.